En raquettes

Le 07 février j’étais à la TGIRT…le 09 février nous avons longé la Rivière Arnold en raquettes…et ce poème m’est venu le 11 février. Je le soumets pour notre site web.
Monique

J’ai marché vite et loin, j’étais essoufflée.

Je me suis arrêtée et j’ai respiré.
J’ai respiré le blanc de la neige
le gris de la pénombre
et le noir de la nuit venue.

J’ai entendu nos raquettes scrouncher.
J’ai écouté la rivière couler -
et finalement, le silence nous a enveloppé. 

J’ai enlacé le gros merisier octogénaire.
J’ai admiré les petites flocons frais faites, parfaites.
Et pendant ce temps, orignal et lynx nous guettent?

De mon thermos j’ai dégusté le thé chaud et parfumé
et la branche de sapin m’offert de neige froide et pure.
Je l’ai pris – et elle a fondu en bouche,
au goût d’un bonheur d’enfance.

Le visible, l’invisible.
L’observateur, l’observée.
Le familier, l’inconnu.
Le prédateur, sa proie.
L’aimé et le mal aimé.

Je l’adore cette forêt, pour son accueil et sa magie.
D’autres la comptent en cordes ou billots.